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Dans un premier texte, nous avons réfléchi sur la prière, ce qu’elle est et l’importance qu’elle devrait avoir dans nos vies. Maintenant, abordons le jeûne, deuxième pilier du Carême.
Le jeûne reprend vigueur de nos jours, au début du mois de février, le Pèlerin en a fait une partie centrale de son magazine. Essayons d’y voir un peu clair dans toutes les informations qui nous arrivent et qui ne sont pas cohérentes entre elles. Jeûner c’est se priver volontairement de nourriture et de boisson. Les objectifs peuvent être très différents les uns des autres : vouloir être plus attentifs aux besoins matériels ou spirituels des autres, vouloir être plus disponible à la prière et à la pensée de Dieu. Pour se préparer à sa vie publique, Jésus a jeûné quarante jours et quarante nuits ainsi Il s’est préparé d’abord à l’enseignement qu’Il allait nous donner, ensuite à vivre sa passion qui nous sauve. Les disciples de Jésus ont toujours pratiqué le jeûne, et cette tradition s’est perpétrée dans les monastères et les couvents et chez les Chrétiens au moins les vendredis de Carême, le mercredi des cendres et le vendredi saint.
Notons tout de même que jeûner n’est pas faire la grève de la faim. Cette dernière a ostensiblement des implications politiques, elle est pratiquée pour faire pression et donc pour obtenir quelque chose qui manque. Le but peut être très louable comme la libération d’un otage ou la libération d’un pays comme a su le faire Gandhi pour affranchir son pays de l’emprise britannique.
Jeûner est une attitude qui s’adresse d’abord à Dieu, c’est donc un acte spirituel, désintéressé et sans calcul, ou arrière pensée. Il faut avoir faim d la faim de l’autre.
Le jeûne aide aussi à la prière. En effet la faim physique, alimentaire peut nous rappeler la faim de la Parole de Dieu et cette faim-là est évangélique : « l’homme ne se nourrit pas seulement de pain mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu. » Il ne s’agit pas de mettre sa santé physique en danger, mais de libérer son esprit pour intensifier sa prière : ouverture de notre cœur à l’appel de Dieu.
Chacun de nous pourrait faire un repas « pain-pomme » c’est-à-dire se contenter d’un morceau de pain et d’un pomme comme repas du soir, ce que nous avons fait ensemble plusieurs années de suite dans la paroisse, ou encore remplacer un repas, le vendredi par exemple, par un bol de riz, ce qui nous rapprocherait de la nourriture de plus de la moitié de la population mondiale. Non seulement nous ouvrirons nos cœurs à Dieu pour la prière mais, par l’économie si petite soit-elle que nous ferons, nous pourrons financièrement aider une action du CCFD et entrer ainsi dans l’œuvre de partage
Nous sommes davantage que ce que nous mangeons ou buvons, nous sommes appelés à vivre avec Dieu, pour Dieu et en Dieu, le jeûne nous y mène.
Article écrit par DJ le 19-02-2005 (lu 397 fois) - 
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