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Au cours de ces petits textes, nous allons réfléchir sur les trois piliers du carême : la prière, le jeûne et le partage. Ces trois piliers sont indispensables, ils se complètent, se superposent, se justifient l’un l’autre. Nous commencerons à aborder le premier thème, c'est-à-dire la prière. Nous essayerons de la définir puis de voir ce qu’elle peut contenir.
« Il est grand le mystère de la Foi » dira le célébrant après la consécration du pain et du vin, et nous répondrons ensemble, comme en écho : « Nous proclamons ta mort, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue. » ce qui est le cœur de notre Foi. Malgré le mystère de notre foi, nous avons à la proclamer, à célébrer ce mystère et à vivre dans une relation personnelle et vivante avec Dieu. Cette relation est la prière.
La petite Sainte Thérèse définit la prière comme un élan du cœur, un simple regard vers le ciel, un cri de reconnaissance au sein de l’épreuve comme au sein de la joie. Et pour que notre cœur puisse s’élever vers Dieu, noue devons, en premier et avant tout, nous reconnaître tout petit, nous revêtir d’humilité, devenir comme des mendiants qui attendent tout de Dieu. Cette attitude première n’est pas évidente du tout, elle ne va pas de soi car nous sommes orgueilleux, chatouilleux de notre liberté, trop fiers pour admettre de dépendre de quelqu’un. La prière est donc relation avec Dieu.
Cette relation peut prendre de multiples formes, nous ne sommes pas à court d’expérience. Est-il besoin de parler avec son mari ou sa femme ? N’avons-nous qu’à demander quelque chose ? Avons-nous besoin de réfléchir pendant des heures pour nous adresser à quelqu’un ? Certainement pas. Et bien agissons de la même façon avec Dieu. Commençons par Le reconnaître Père comme nous l’a enseigné Jésus. C’est la plus belle prière que nous pouvons dire car elle vient de Lui.
Pensons plus souvent à la contemplation : nul n’est besoin de mot, ni de geste, soyons simplement ouverts, attentifs, humbles dans notre attitude le regard du cœur sera plus éloquent que n’importe quel mot. N’hésitons pas à demander, le Christ nous le recommande, mais ayons toujours en tête la prière de Jésus au jardin des oliviers : « Père que ta volonté soit faite et pas la mienne ». Soyons persuadés que Dieu sait mieux que nous ce qui est bon pour nous. Ouvrons simplement notre cœur. Enfin remercions, rendons grâce pour tous les bienfaits que nous recevons. C’est l’attitude des anges qui nous est en particulier présentée dans la nuit de Noël : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux.
Nous avons quarante jours pour réapprendre à prier, quarante jours pour que notre prière retrouve ferveur et nous redonne goût à la foi en Dieu Amour.
Article écrit par DJ le 19-02-2005 (lu 364 fois) - 
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