|

Le vendredi 8 octobre, près de 60 personnes se sont retrouvées autour du Père Lazuech pour réfléchir sur le sacrement du baptême. Par petits groupes, chacun a pu dire ce que représente son baptême pour lui aujourd’hui et l’engagement ou les engagements qu’il prend chaque jour à cause de son baptême. Puis ce fut l’intervention du Père Lazuech.
Dans un premier temps, il a rappelé l’historique du baptême : fondement de la vie chrétienne, porche d’entrée, porte qui permet d’accéder à la dignité de Fils libéré de l’emprise du péché. Dans l’Eglise primitive, l’immersion totale symbolisait la plongée, à la suite du Christ, dans la mort au péché pour renaître à la vie de Dieu ; seuls les adultes étaient baptisés après un catéchuménat de plusieurs années, en associant ce sacrement aux autres sacrements d’initiation, l’Eucharistie et la Confirmation, le même jour. Aujourd’hui et depuis le 4° siècle, les parents font baptiser leurs enfants petits, parce qu’ils veulent leur donner ce qu’il y a de meilleur. Le catéchuménat est alors repoussé de quelques années jusqu’à la catéchèse en primaire, après un éveil à la foi dans la prime jeunesse. Les sacrements d’initiation, avec la Réconciliation, sont dissociés et seront reçus plus tard.
Dans un deuxième temps, en s’appuyant sur le déroulement de la cérémonie du baptême, il nous a fait découvrir ou redécouvrir le sens de notre baptême. Par l’accueil et la signation, le bébé entre dans l’Eglise et est marqué par le signe trinitaire. La Parole fait naître à la vie de l’Esprit Saint qui est appelé sur le bébé par l’imposition des mains. Par la prière d’exorcisme, le prêtre implore Dieu pour que le désir de vivre en résistant au mal avec la force de l’Esprit Saint imprègne le petit enfant. La Foi proclamée par les parents, parrains et marraines, est un début qui ne demande qu’à croître, c’est d’ailleurs pourquoi nous reprenons cette profession de foi à chaque veillée pascale. Les parents, avec les parrains et marraines, s’engagent à fournir à leur enfant une formation chrétienne par la catéchèse qui fera grandir et mûrir cette foi. L’eau versée sur le front en disant « je te baptise, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » reprend le symbole de l’immersion. Par l’onction du Saint Chrême, le baptisé reçoit la force, la souplesse et la beauté des enfants de Dieu. Habité par Jésus Christ et illuminé par Lui, l’enfant revêt un vêtement blanc et reçoit un cierge allumé. Le dernier geste du baptême est d’aller à l’autel pour signer les registres, signes visibles de l’appartenance à la communauté chrétienne.
Pour conclure cette soirée très riche, nous avons échangé sur des cas particuliers comme le baptême de désir, celui du sang, celui de l’homme de bonne volonté qui n’a jamais entendu le Parole. Si Dieu a lié le salut au baptême pour les Chrétiens, il ne s’est pas lié lui-même au sacrement car son immense miséricorde veut que tout homme soit sauvé.
Article écrit par Viviane et Dominique JOB le 19-10-2004 (lu 740 fois) - 
|