|

La copie en pierre de lave de la statue de Notre-Dame de Lorette est terminée depuis début décembre.
Le sculpteur de Quins, Yves SAGET premier ouvrier de France en 2008, a réalisé une très belle pièce selon les dires de ceux qui ont eu le privilège de l’admirer. La reproduction à l’identique est parfaite dans le respect des consignes données : aucune poche d’eau ne subsiste et le livre maintenu dans la main gauche de l’enfant Jésus a été remplacé par … un avion, car Notre-Dame de Lorette est la patronne des aviateurs.
Yves SAGET avait proposé deux devis : 7800 € pour une copie à l’identique et 5500 € pour une reproduction ébauchée où seuls les visages et les mains seraient travaillés. Pour des raisons financières le second devis avait été retenu, mais l’amour du métier du sculpteur l’a conduit à exécuter la première proposition au prix de la seconde. L’association a donc bénéficié d’une réduction de 30 % et remercie bien sincèrement le sculpteur pour ce généreux cadeau.
Deux entreprises sévéragaises ont apporté gratuitement leur soutien à la restauration de la statue en bois. Le système d’accrochage, très astucieux, de la statue sur son support, a été renforcé par Paul FABRE de Montplaisir, dans les ateliers POUJOL de Séverac Le Château. Par ailleurs, l’état incertain du bois, surtout derrière la tête de la vierge nécessitait un traitement ; l’entreprise Bâtiments des Causses, située à Lavernhe, a permis cette opération. La statue fût plongée dans un bain liquide de type xylophène durant une demi-heure jusqu’à ce que plus une bulle d’air ne s’en échappe, indiquant ainsi que les petites cavités étaient remplies du liquide néfaste aux bestioles. A la sortie du bain la statue resta cloîtrée un mois dans un sac étanche afin d’exterminer tout locataire rongeur indésirable. Après séchage, rebouchage et masticage des parties endommagées, les couronnes, fleurs de lys de l’enfant Jésus et les perles de la Vierge ont été restaurés.
Cette vierge a déjà été reproduite en modèle réduit dans une pièce de bois pour la famille ARAGON. L’original en cèdre a une hauteur de 1,22 m et pèse 39 kg, au cours des restaurations précédentes des ajouts de bois ont redonné les formes initiales dans les parties basses.
Durant la période révolutionnaire de 1789, des pillards pénétrèrent dans le sanctuaire et livrèrent aux flammes, sur le terre-plein attenant, les linges et ornements sacrés, organisèrent autour du bûcher une satanique farandole et prirent ensuite la statue pour danser autour d’elle en proférant des blasphèmes et des injures. Une misérable femme frappa brutalement la statue du pied et de la main mais fût aussitôt renversée comme inanimée. A cette vue tous les scélérats s’enfuirent épouvantés et c’est une petite bergère, Marie VERLAC, dissimulée dans les taillis qui s’empressa de la mettre à l’abri. Aucune trace de feu n’est visible à ce jour, même sur les surfaces les plus saillantes, c’est dire que la statue n’a pas alimenté le brasier des révolutionnaires.
Elle vient de regagner depuis peu son emplacement dans une chapelle de l’église St Sauveur après avoir été confiée dans les ateliers de Catherine MAQUART, situés près du Pont Lerouge à Millau, pour subir un traitement de rajeunissement : teinture, cire de protection et dorure des couronnes et de la chevelure des deux personnages pour un coup de 460 €.
Si vous souhaitez participer à cette restauration vous pouvez adresser votre contribution à l’Association Notre-Dame de Lorette, BP 10, 12150 Séverac Le Château.
Pierre LEBEGUE.
Article écrit par Pierre LEBEGUE le 09-02-2010 (lu 601 fois) - 
|