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Rouayad, c´est son prénom, qui signifie lentement… Elle est pourtant capable d´aller vite, Rouayad, si l´on en juge par l´agenda qu´elle a dû couvrir durant ces quelques jours qu´elle aura passés en Aveyron. Son programme l’a conduite à Rignac, Millau, Saint-Amans-des-Cots, Livinhac, Capedenac-Loupiac et à Pont-de-Salars le lundi 27 mars 2006.
Kinésithérapeute, Rouyayda Saba, anime depuis quelques temps une association qui s´appelle MADA (développement durable, écotourisme, récupération et entretien des sources naturelles traditionnelles), association soutenue par divers organismes tels le CCFD, mais aussi l´Ambassade de France, l´ambassade des Pays Bas, etc…
Après nous avoir présenté brièvement son Pays, avec son histoire compliquée, le Liban est depuis toujours un « lieu de passages », aux multiples races, cultures, tribus, religions, cloisonnements sociaux et conflits d´intérêts qui s´ensuivent, elle a situé l´action de l´association MADA, fondée par un français-libanais et où, dès le départ, les membres devant l´intégrer ont fait l´option du pluralisme le plus ouvert qui soit, le seul critère exigé étant celui de l´intérêt général. Dans un pays aussi fractionné, dominé par les factions, c´est un symbole et un pari : le Liban peut fonctionner « pour tous ». Par conséquent, entreprendre des actions de développement dans ce pays, suppose de les envisager en pensant au pays et non plus au niveau de l´une ou l´autre des « familles » qui composent le Liban. Elle a donc un but intégrateur fortement affirmé, dans un pays où selon que l´on sera maronite, druze, musulman ou bédouin on n´aura pas la même représentation au niveau des institutions : le Président de la République est toujours un maronite, par exemple.
Cette association a déjà récupéré un millier de sources naturelles pour l´eau potable et l´irrigation, entrepris des programmes de reforestation en divers points du pays, organisé le repeuplement de certaines zones rurales en chèvres, abeilles, etc... et y organise un tourisme différent, respectueux de l´environnement.
L´échange qui a suivi a abordé, logiquement, les rapports Nord-Sud, en particulier la question de la filière du soja, s´agissant de l´un des axes proposés cette année par le CCFD autour de l´accès à la terre et aux ressources alimentaires dans le monde. La solidarité est sans doute un mot révolutionnaire, mais les cloisonnements, ici et là-bas, les intérêts de groupes, la peur du partage, (peur de perdre), sans doute un réel manque d´intelligence aussi, incapable de penser l´avenir, font que décidément, notre monde a toujours beaucoup de mal à trouver un sens à sa marche, pour qu´elle soit un peu plus conforme à ce qui était prévu par Dieu…
C´était à Pont de Salars, le lundi 27 mars.
Article écrit par Père Bernard Quintard le 10-04-2006 (lu 531 fois) - 
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