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SURPRENANT...
Moi, Dieu, j'aime faire des surprises aux hommes... je trouve qu'ils sont trop rationnels, et ça les rend rigides, parfois déprimés : ils ont peur de ceci, craignent cela, redoutent l'avenir et se réfugient dans un passé que bien souvent ils idéalisent.
Alors, moi, Dieu, pour les sortir de leur torpeur, je leur fais des surprises… ça m'amuse !
- II y a bien des années, les cardinaux devaient élire un nouveau pape. Je leur ai suggéré de voter pour un certain RONCALLI. Stupeur dans le monde et réactions atterrées : pensez donc, il avait 80 ans « A quoi pense le bon Dieu » ! disaient certains. «Est-ce qu'il pense.» disaient les autres...N'empêche, c'est lui qui a convoqué un concile et a ouvert les fenêtres de l'Eglise pour faire rentrer un peu d'air frais ! D'autres se sont efforcés de les refermer !!
- II y a 26 ans et demi, je leur ai fait une autre grosse surprise en confiant la responsabilité de l'Eglise à un cardinal inconnu, et pour cause : je l'avais fait venir de derrière le rideau de fer ! Ce soir là, les animateurs des journaux télévisés ne savaient pas quoi dire, ils n'en croyaient pas leurs oreilles ; ils n'arrivaient même pas à prononcer correctement son nom !
UN MONDE QUI 'ROUGISSAIT'
-A cette époque-là, le monde avait peur, moi, non «L'ours» soviétique, comme on l'appelait, faisait trembler de plus en plus de pays dans le monde, viraient au rouge. Alors, en 1989, je leur ai, encore fait, une surprise : cet empire, qu'un intrépide insipide nommerait l'empire du mal, parce que lui se croit plus blanc que pétrole, cet empire, a éclaté, comme l'avait annoncé mon amie, Hélène CARRERE-d'ENCAUSSE. Moi, Dieu, je l'avais vu venir, parce que je savais de quoi était capable Carol : il connaissait le système et ses failles.
-II s'en est fallu de peu qu'il y ait eu une mauvaise surprise, le 13 Mai 1981. Mais là, je n'y étais pour rien...aquèro l'ours que fasio las estellas ! Ma mère a été, pour lui, très maternelle.
DIEU SURPRIS.
-Là où moi, Dieu, j'ai été surpris, c'est de voir sa résistance ! Au cours des années qui ont suivi, je me suis dit que j'avais bien fait de le choisir lui, car seul un polonais pouvait résister comme il l'a fait.
-J'ai eu une autre grosse surprise : c'est de voir, comme vous, comment en quelques heures, le monde entier s'est penché à son chevet. De Rome à Varsovie, de la Place St Pierre à Cracovie, de Paris à Berlin, de Madrid à Bagdad, de Lourdes à Buenos Aires, de Fatima à Pékin, la télévision montrait des foules qui se massaient pour prier en faveur de Jean Paul. Ils ne me priaient pas de faire un miracle pour le guérir. Faut pas exagérer ! Ils priaient pour que je l'aide à bien faire le grand passage : j'ai apprécié ! Ce qui m'a beaucoup plu, c'est qu'il y avait des croyants de toutes religions et confessions. Alors, j'ai pensé que fleurissait la petite graine semée à Assise, en 1986, quand il avait invité tous les responsables des religions et confessions à venir prier ensemble pour la paix.
Je leur fais des surprises, mais pas trop souvent parce que ça pourrait les déstabiliser. Eux aussi me font des surprises. Je trouve que c'est bien ainsi. Moi, Dieu, je suis heureux.
ET LA PROCHAINE. . .
Bien sûr, beaucoup se demandent : «Mais qui pourra le remplacer». D'abord, on ne remplace pas un Pape : on lui succède. N'ayez crainte, dans l'Eglise, il y a des 'hommes-de-Dieu' remarquables. Et j'ai mon idée. Mais je ne vais pas vous la dire, parce que, ça servirait à quoi que les cardinaux se réunissent pour voter ?! Je leur fais confiance : en s'y mettant tous et en discutant ferme, ils devineront mon idée… Ce sera une surprise, pas la dernière !
Raoul BOYER
Article écrit par Raoul Boyer le 09-04-2005 (lu 197 fois) - 
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