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L’Eglise, dans sa grande sagesse, recommande à tous les Chrétiens de communier au corps du Christ chaque dimanche et jours de fête, même tous les jours ou tout au moins une fois par an, ce que nous appelons « faire ses pâques ». Mais communier n’est pas ce simple geste, posé une fois par an ou plus souvent. Nous sommes dans l’année de l’Eucharistie, décrétée par le pape Jean Paul II, et nous aurons un temps de réflexion sur ce thème après Pâques pour découvrir ou redécouvrir la plénitude de son sens. Pour recevoir le corps et le sang du Christ, il faut en être digne et pour cela nous devons retrouver la pureté de coeur que nous avons reçue au jour de notre baptême. Et Dieu, qui connaît mieux que nous nos faiblesses, nous propose un sacrement dans ce but, ce sacrement a plusieurs noms, parce qu’il englobe plusieurs réalités : conversion, pénitence, confession, pardon, réconciliation.
Il faut une conversion, un changement radical de nos vies, les tourner vers le Seigneur et non pas vers le monde et ses tentations. C’est le maître mot du Carême, comme il l’a été pendant l’Avent, et la conversion est appelée par tous les apôtres : « convertissez-vous et croyez en la Bonne Nouvelle ».
Il faut une pénitence, c'est-à-dire une démarche personnelle et dans l’Eglise pour nous convertir et nous repentir de nos fautes. Une démarche seulement personnelle, au fond de son cœur, en prise directe avec Dieu est insuffisante car notre péché, en atteignant Dieu, atteint aussi son Eglise et c’est dans l’Eglise que notre démarche doit s’inscrire.
Il faut une confession, c'est-à-dire un aveu de notre péché, une reconnaissance que nous nous sommes éloignés de Dieu volontairement et surtout consciemment de Lui et qu’ainsi, nous nous sommes coupés de Lui et de son Amour.
Il faut un pardon : l’acte sacramentel du prêtre donnant l’absolution avec le pardon et la paix est un moment essentiel du sacrement. Par son ministre, Dieu nous redonne son Amour et sa Paix en nous donnant son Pardon.
Il faut enfin une réconciliation puisque Dieu, avec son pardon, veut se réconcilier avec le pécheur. Et cette réconciliation se fera avec soi-même et avec l’Eglise qui est le visage visible du Christ.
S’approcher de la table eucharistique n’est dons pas un acte anodin, il doit être préparé pour retrouver la pureté de notre baptême. Faire ses Pâques ne consiste pas uniquement à communier mais à se rattacher de nouveau à Dieu par le sacrement de réconciliation qui seul nous rendra dignes de recevoir la nourriture du Christ, c'est-à-dire son corps et son sang.
Article écrit par DJ le 19-02-2005 (lu 1031 fois) - 
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